Dommages croissants de l’environnement, luttes pour des ressources en voie de raréfaction, pauvreté croissante, pandémies : ce ne sont là que quelques exemples des défis globaux à affronter au 21ème siècle.
L’un des mérites de la Conférence des Nations-Unies de Rio de Janeiro en 1992 a été, en créant la notion de « développement durable », de poser les bases de la mise en relation de deux champs d’action considérés jusque-là isolément, celui de l'environnement et celui du développement, et de les placer dans une contexte global. Depuis lors, il apparaît toutefois de plus en plus clairement que seule une mondialisation durable permettra non seulement de surmonter le fossé toujours plus profond qui sépare pays industriels et pays en voie de développement, mais aussi les clivages sociaux croissants qui règnent au sein de ces sociétés.
La politique du développement en tant que volet d'une politique structurelle globale doit affronter ces défis et contribuer à façonner socialement, écologiquement et humainement la mondialisation.
Etant donné les dimensions des problèmes à résoudre à l'échelon tant local que global, ni les administrations municipales, ni les entreprises, ONG ou gouvernements ne peuvent se limiter à leurs propres concepts de solution. La pratique montre que la faculté de tirer un maximum d’enseignements des expériences faites par autrui est un facteur essentiel de développement.
Le développement est l'œuvre des hommes. La coopération et la mise en réseau dans des communautés apprenantes internationales et transnationales mettent à profit la mondialisation, tant dans les pays industriels que les pays en voie de développement, pour développer ensemble des alternatives durables aux modèles économiques non viables. Il s'agit dans ce contexte d’un processus d'apprentissage réciproque qui contribue à intégrer les expériences et connaissances que possèdent l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine à un dialogue interculturel au niveau mondial. La mise en pratique d’Agenda 21 au niveau local requiert de nouvelles formes de participation des citoyens et citoyennes aux mécanismes décisionnels sur place.
L'échange global sur des modèles prometteurs de participation peut aider à renforcer les processus de démocratisation et de décentralisation. La présente plate-forme Web s’adresse aux administrations municipales, groupements d'intérêt, ONG, entreprises, organisations syndicales, agences de l’Agenda, réseaux qui s’impliquent en faveur de formes économiquement viables, tolérables pour l’environnement, socialement acceptables et démocratiques de participation à la société civile et à la coexistence pacifique des peuples et veulent œuvrer dans ce but en coopérant au plan tant national qu’international.
Conformément à l'objectif de la confrontation des expériences, les informations seront si possible de préférence mises à disposition en plusieurs langues. Les acteurs respectifs sont responsables de leur qualité et actualité. De plus, tous les utilisateurs sont appelés à apporter leur concours à la plate-forme Web en communiquant des adresses de contact et noms d’interlocuteurs, leurs propres expériences de projets, propositions, manifestations, liens intéressants, etc. On a privilégié pour la plate-forme une conception graphique sobre qui permet aussi l’accès aux données dans les pays à bas taux de transmission.
La présente plate-forme Web fait partie d’un projet de perfectionnement de InWEnt, qui utilise la coopération Nord-Sud communale dans le cadre de l’Agenda 21 local au perfectionnement de techniciens et cadres en provenance de pays en voie de développement. Ce projet est réalisé pour le compte du .
ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ)